Le site Sikha Mekomit a publié, le jeudi 20 août 2026, un rapport consacré à la documentation des pratiques atroces de l’entité sioniste occupante depuis le 7 octobre 2023. S’appuyant sur un appareil répressif composé de quelque 930 points de contrôle et portails métalliques, les autorités d’occupation ont transformé la Cisjordanie en un véritable piège mortel pour les Palestiniens. Ces dispositifs ne se limitent plus à restreindre la liberté de circulation, mais sont devenus des armes de mise à mort systémique et de punition collective menaçant la vie d’innocents. Cette stratégie repose sur l’entrave délibérée des secours médicaux, la multiplication des barrières rendant tout déplacement laborieux, les agressions physiques, les fouilles d’ambulances et l’interdiction faite aux patients d’accéder aux soins à des moments critiques où se joue la survie, isolant ainsi les Palestiniens des centres urbains et des services vitaux.
Le rapport indique que ces quelque 930 obstacles en Cisjordanie entravent fortement la circulation des civils et des personnels de santé par des retards prolongés, des inspections intrusives et des fermetures de routes, sans compter les agressions commises par les colons contre les ambulances. Le document consigne des témoignages tragiques où ces mesures ont coûté la vie à des patients ou ont empêché toute intervention médicale en temps utile.
Parmi les récits poignants cités par Sikha Mekomit, figurent des cas d’ambulances immobilisées aux check-points durant de longues périodes malgré l’urgence absolue des patients. Dans d’autres circonstances, les équipes de secours ont été contraintes d’emprunter des chemins de traverse sinueux ou de patienter devant des grilles closes alors que des vies étaient en péril. Le rapport documente notamment le cas d’une femme enceinte souffrant d’une hémorragie sévère : l’équipe médicale fut sommée de couper le moteur et d’éteindre les appareils de survie lors de la rétention du véhicule à un point de passage. Cette obstruction a provoqué une dégradation fatale de son état, menant à l’expulsion du fœtus sans vie à bord de l’ambulance, avant que la mère ne puisse enfin être transférée à l’hôpital pour une intervention chirurgicale d’urgence.
Selon le Croissant-Rouge palestinien, la circulation des ambulances en Cisjordanie est devenue une épreuve quasi insurmontable depuis octobre 2023. L’Organisation mondiale de la Santé (OMS) affirme, pour sa part, avoir recensé 50 cas de retard de soins documentés durant le premier semestre de l’année.
Les risques ne pèsent pas uniquement sur les malades ; le rapport fait état d’agressions ciblées contre les personnels soignants par des colons armés, incluant des tirs à balles réelles et des jets de cocktails Molotov. Ces violences ont coûté la vie à un ambulancier, Mohammed Moussa (50 ans), transformant des véhicules destinés à sauver des vies en cibles privilégiées.
Enfin, l’Observatoire d’Al-Azhar pour la lutte contre l’extrémisme met en garde contre ces pratiques qui constituent une atteinte grave à l’accès aux soins et à la protection des civils. Il rejette et condamne avec la plus grande fermeté ces agissements qui détournent les check-points sionistes de leur fonction déclarée de contrôle sécuritaire pour en faire des instruments d’entrave aux secours et d’oppression contre les Palestiniens, particulièrement les plus vulnérables. Ces pratiques visent à morceler le territoire de la Cisjordanie et à entraver l’édification d’un État palestinien. L’Observatoire appelle la communauté internationale, les organisations de défense des droits humains et les instances sanitaires mondiales à une prise de position ferme et à une action urgente et efficace pour mettre fin à ces violations, garantir le libre passage des secours et protéger les acteurs humanitaires, afin de préserver le droit fondamental à la vie, à la santé et à la dignité.